La salle retentit déjà de quelques notes
des musiques de Nino Rota, composées pour le grand
Fellini, alors qu'un petit orchestre accueille le public
dans le hall du Max-Linder. Il s'agit de Fantazio &
Cie qui manie l'humour aussi bien que le Ukulélé.
L'écran s'allume sur la chanson interprétée
par Bourvil, "Le p'tit bal". Sa mémoire
s'embrouille, il a du mal à se souvenir du "nom
de ce p'tit bal perdu". Ce clip mis en scène
par le chorégraphe Philippe Decouflé regorge
de malice et de trouvailles visuelles : ici les situations
sont mimées et les jeux de mots se disent par les
gestes, au son de l'accordéon joué par une
diva fellinienne.
Fantazio et Cie réapparaissent sur scène.
Ils interprètent quelques airs connus ou inconnus
entre musique tzigane et italienne, avec décalage
et humour mais non sans talent et goût de la mise
en scène. Leur prestation se termine sur le leitmotiv
musical d'Amarcord, au violoncelle.
Cette plongée dans l'atmosphère italienne
se poursuit par la projection de Pinocchio de Gianluigi
Toccafondo. Ce court métrage d'animation est une
véritable féerie visuelle qui nous renvoie
à nos rêves d'enfant.
La présentation d'Amarcord réserve une surprise.
Jean-Yves de Lépinay, directeur des programmes
du Forum des images, appelle sur scène un des membres
de l'équipe du film ! Valerio Truffa se souvient
de son travail avec le maître, il a tant et tant
à dire. Il conte l'ambiance des plateaux, les anecdotes
du film, etc. Il rappelle ainsi que le paquebot le Rex,
qui dans le film passe au large de Rimini, attendu par
toute la ville, n'a jamais emprunté cette route,
contrairement à ce que racontent encore certains
habitants. Amarcord et Fellini n'en finiront pas de nous
émerveiller et de nous émouvoir.
En mars, la "Ciné-Mardy"
continue son exploration musicale avec la projection du
film d'Alain Resnais On connaît la chanson.
mardi 17 avril à 20h30
Séance précédée d’un court
métrage, de bandes-annonce et autres surprises.