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Affiche du film 5.56MM

5.56MM
GRENADE Productions
Court-métrage réalisé et interprété par Nida WAKIM



Note d’intention
Ayant vécu au Liban pendant le début de la guerre et habitant à 300 mètres de la ligne de démarcation (Sodéco - Musée National), je fus confronté très jeune, avec mes camarades de jeu à la réalité des snipers.
Ces miliciens invisibles, embusqués dans des immeubles, étaient toujours présents dans les moments de calme et de répit pour nous rappeler que nous étions en guerre et que nous ne pouvions pas circuler librement.
Ils étaient à la fois notre hantise et notre fascination.
Le sniper n’a pour seule fonction que de délimiter avec ses balles des frontières abstraites, sans faire la différence entre une femme, un enfant, un militaire ou un chien. Une frontière se marque au détriment de plusieurs victimes avant que la zone ne soit identifiée comme un « coin à sniper ».
J’ai été touché personnellement par la perte de deux membres de ma famille tombés sous les balles des snipers. Je suis animé d'un sentiment paradoxal à leur égard qui mêle une sorte de fascination morbide et de dégoût à la fois. C'est cette dualité qui me pousse à chercher quel type d'homme se cache derrière ces profils, à comprendre comment la haine peut les transformer en tueurs au sang froid, en meurtriers de cibles aléatoires et sans défense. Comment vivent-ils cette manière de combattre lâche et sans bravoure. Quelles pensées peuvent animer un sniper qui tient ainsi en joue toute la vie d’un quartier.
Ce film porte sur la rencontre d'un sniper et d'un rat dans une relation métaphorique sur la condition d'enfermement et de solitude. Le rat, symbole par excellence du mal qui est en l'homme, devient le compagnon de fortune d'un homme qui a perdu toute humanité.
Par souci d’universalité liée à ces guerres des temps modernes, l’action prend place dans un lieu imaginaire. L’extérieur n’existe qu’à travers la pensée des spectateurs. Les bombardements proviennent d’une bande son, enregistrée par mes soins en 1977 à l’âge de 11 ans pendant les combats intercommunautaires chrétiens à Beyrouth.
Dans un souci d’intemporalité et d’universalité, cette histoire n’a pas de début marqué ni de fin appuyée. C'est une période floue dans laquelle se confondent le passé, le présent et le futur. A travers cette notion d’universalité, je tente d’exorciser la fatalité libanaise à laquelle j’ai le sentiment d’être toujours et encore confronté, comme pour sortir mon pays de cet engrenage, de cette spirale absurde dans laquelle il est pris au piège. Dans le film, le sniper est le symbole des guerres civiles qui incarne le mieux le déchirement intercommunautaire dans des villes modernes. C’est le peloton d’exécution aveugle des civils innocents. Le rat symbolise à la fois le peuple pris en otage et le bourreau prisonnier de cette fatalité. La drogue incarne l’idée de spirale, d’entonnoir dans lequel la victime consciente mais impuissante se trouve inévitablement aspirée. La musique originale a été rythmée par le bruit d’un vinyle arrivé en bout de course et qui tourne en boucle sans fin symbolisant la notion d’impasse, d’éternel recommencement. Le choix de la bande son, ce document d’archive enregistré lors de réels combats est là pour rappeler la réalité de ce cauchemars.
Nida Wakim

Synopsis

Un milicien sniper est embusqué dans les décombres d’une ville ravagée par la guerre. Seul avec son fusil d’assaut à la main, l'homme intervient quand les combats cessent. Du haut des immeubles du « no man’s land » l'homme scrute l’horizon du bout de son canon à la recherche de proies potentielles. Dans cette routine macabre et sans futur, surgit un jour un rat.

Production : Dominique Le pivert- Grenade Productions
Auteur, réalisateur, interprète : Nida Wakim
Directeur de la photographie : Valerio Truffa
Montage : Morgan Le pivert
Musique originale : Patrick Morganthaler, Daniel Largent, David Playe.
Décors : Grégoire Chambard

Le réalisateur
Nida Wakim
Nida WAKIM est né à Beyrouth en 1966, a vécu au Liban jusqu’en 1976, lorsque sa famille est venue s’installer en Europe, (France et Suisse). Diplômé d’un Bsc en Business Management à Los Angeles (Etats-Unis), il y a également suivi des cours d’acteurs et de Médias. Entre 1983 et 1988, Nida est régulièrement retourné au Liban pendant la guerre où il a accompagné en tant qu’interprète et photographe des journalistes couvrant le conflit comme Simone Piazzini…
Nida a fait partie de la troupe du théâtre de l’Etang à Genève et interprété plusieurs rôles au cinéma, entre autres le premier rôle du long-métrage de la « Ceinture de Feu » de Bahij Hojeij en 2002, un film qui a participé à une vingtaine de festival. En 2007, il participe à l’expédition BIOTRECK AFRICA (sur les traces de la croisière noire) pour des films documentaires en tant que journaliste reporter pour la presse écrite. Nida vient de réaliser 5.56MM, son premier court-métrage et travaille actuellement sur le projet d’un long-métrage fiction.

 

 






Photo couleur surimpression
Une frontière se marque





Photo noir et blanc Table basse décadente
La drogue pour l’oublier





Photo noir et blanc Mitraillette posée sur un lit
Miliciens invisibles





Photo noir et blanc Milicien sur le trone mitraillette a la main
Quel type d'homme se cache ?





Une période floue dans laquelle se confondent le passé, le présent et le futur.






Eclairer les ténèbres de l’âme.






L’équipe de tournage à Beyrouth ?


La bande son (enregistrement d’époque original)









Retour de l’image c’est O.K. Elle est en boite.Plan suivant.







La dolly ……………








La Lumières………






Le titre a changé en 5.56MM







Le soleil se lève toujours







Bien étudier le plan….No !








La séquence d’hiver








Essais technique sur les bombes éclairantes









Le film est en boite parfait






Nida et Valério devant le Pavillon du Sud au festival de Cannes avant la projection du film le 17 Mai 2008


Par contre, voici une photo prise par Fuji juste après la projection !




Cette photo à été exposée au Pavillon du Sud et est parue dans L'Officiel des spectacles.





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